Créer un blog Présentation

Nom du blog :
nouvellesenligne
Description du blog :
Retour en arrière. Elève en terminale, Victoire a tout de l’ado normale exepté un point, deux à trois fois par semaine elle est reçue dans une ambassade pour aider les enfants d’un homme à faire leur devoir. Lorsque l’ambassadeur lui propose de jouer les jeunes filles aux père, elle hésite un grand moment avant d’accepter. Elle n’aurait pas du. Les vacances commencent comme un rêve sur l'île paradisiaque. Pourtant rapidement elle en arrive à se poser des questions. -Qui est donc son mystérieux patron? Pourquoi jouit-il d'un tel respect de la part d'hommes et de femmes venus de tout les pays du monde? D'où tire t-il exactement sa fortune? Elle veut comprendre, elle va savoir elle n'aurait pas dû. Du secret d'Etat au secret mondial, de l'histoire d'amour aux décisions internationales, de la complicité des gouvernements aux secrets qu’ils ignorent, les évènements se précipitent. En quelques semaines, l'île devient prison le rêve devient cauchemar. Elle sait tout, notamment qu'elle a trois jours… Trois jours pour choisir entre trois possibilités, entre trois avenirs, trois jours c’est court, le temps passe vite et déjà il ne lui reste qu’une seule journée. Elle reprend son journal, elle essaye de comprendre, Elle essaye de choisir l’une des trois fioles, elle n’a pas le droit à l’erreur, elle n’a plus le droit de vivre.
Catégorie :
Blog Livre
Date de création :
04.01.2008
Dernière mise à jour :
04.02.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· retour en arrière (2)

Navigation

Accueil
Livre d'or nouvellesenligne
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· 2
· 1
· 3
· 4

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

:)
01.03.2008
EcrireSonLivre.com
20.02.2008
RSS

Blogs à découvrir :

· parolimage
· bloghardi
· ndahfranc
· mangasanctuary
· lesromansdelara
· arcaneslyriques
· lesableausablier
· diluc
· coquelicot2007
· henridarbes



4

Posté le 04.02.2008 par nouvellesenligne
Voilà la suite dites moi si ca vaut la peine que je continue



-Bonjour Victoire !
-Monsieur !
-J’aimerais vous parler !
L’adolescente tourna les pages de son journal comme si elle lisait avant de répondre.
-N’est ce pas ce que vous êtes en train de faire.
L’homme se mordit la lèvre une seconde.
-Vous pourriez peut être descendre !
-Vous pourriez peut être monter !
Elle avait volontairement pris un ton froid en espérant qu’il se découragerait. Mais l’ambassadeur examina les branches basses une seconde, enleva sa veste et commença à grimper. Ses vêtements ne facilitaient pas vraiment l’escalade et il n’avait plus l’habitude de grimper aux arbres. Finalement il arriva enfin à la hauteur de la jeune fille.
-Vous êtes complètement fou !
-Je n’ai fait que ce que vous m’avez demandé ! Accepteriez vous de m’écouter.
-De toute manière je ne peux pas descendre sans vous faire tomber pour l’instant !
L’homme s’assit sur la branche et contempla la jeune fille un petit moment.
-Le cynisme vous va mal.
-Vous n’êtes certainement pas monté pour me dire ça !
-Non ! L’ambassadeur français vient d’appeler.
L’adolescente détourna la tête et ferma les yeux. Un frisson remonta le long de sa colonne vertébrale. Elle se détourna de l’homme pour regarder la mer. Il essaya de lui poser la main sur l’épaule mais elle se dégagea d’un mouvement sec !
-Ne me touchez pas !
-Il va rappeler et cette fois je ne serais pas là pour décrocher.
-Et alors !
-Victoire vous ne devriez pas ! Ils…
-Ils quoi ? Ils me retiendront prisonnière ici ! Ho pardon c’est déjà le cas ! Rassurez vous ! Ils ne feront rien par ce qu’il savait pertinemment ce que j’essayerais de faire !
L’ambassadeur baissa la tête !
-Je suis vraiment…
-Non ! Ne comptez pas sur moi pour écouter cette phrase ! Ce serait trop facile ! A mes yeux vous êtes également responsable !
-Je ne sais même pas ce qui c’est exactement passé.
L’adolescente le regarda dans les yeux pour la première fois depuis le début de la conversation. Son ton n’était pas interrogatif.
-Vous étiez au courant.
-J’ai refusé de…
-Vous étiez au courant et vous ne m’avez pas prévenue.
Le ton calme de l’adolescente avait désarçonné l’ambassadeur.
-Cela aurait-il vraiment changé votre situation ? J’ai refusé de… Je ne sais pas ce qui c’est passé exactement ! Que c’est-il passé Laure ! Je n’avais pas compris de quoi ils parlaient quand ils m’avaient appelé. Je ne savais pas que vous étiez… Je ne savais pas que c’était vous ! J’en étais resté au deux premières semaines !
L’adolescente attrapa le cahier qu’elle avait coincé entre deux branches ! Elle le contempla une seconde.
-Je ne suis même pas capable de dire ce qui c’est passé exactement ! Tout est allé tellement vite. Et j’ai perdu tout contrôle sur la situation très rapidement.
-Quand est ce que cela a commencé ?
-Je n’en sais rien, disons que ça a commencé à dégénérer un peu plus d’une semaine après mon arrivée ici !
-Si vite ?
-Oui et non ! Disons qu’on n’en arrive pas à une situation pareille du jour au lendemain ! Je ne sais même pas pourquoi je vous dis ça !
Elle tournait et retournait le cahier en parlant.
-C’est votre journal ?
-Oui ! C’est une habitude que j’ai prise il y a des années.
-N’est ce pas là le moyen de comprendre ?
-C’est ce que j’essaye de faire.
-J’aimerais comprendre ce qui c’est passé. Je les connais depuis des années et ça ne leur ressemble pas.
L’adolescente hésita une seconde. Elle ouvrit le journal et chercha une page avant de lire à haute voix !

Lundi 3 Juillet !
C’est magnifique j’ai l’impression de faire partie d’une carte postale ! Je comprends mieux l’engouement des enfants pour ce lieu, il paraît presque magique. On se sent vraiment libre la seule chose qui rattache au monde extérieur c’est le bateau qui fait la navette. D’après ce que j’ai compris il s’agit d’une île privée qui appartient en propre à mon patron. Je vais finir par croire qu’il appartient à la mafia ou à quelque chose du genre !


-A la mafia ?
La surprise autant que l’amusement perçait dans sa voix !
-Qu’auriez vous pensé à ma place sans aucune information ? D’ailleurs je n’étais pas sérieuse je pensais qu’il s’agissait d’un ministre ou d’un homme d’affaire très influent ! Ce n’est qu’ici que j’ai découvert la vérité. Et encore par accident ! Quand comptiez vous m’en parler ?
-Il pensait que votre attitude envers les enfants changerait si vous étiez au courant.
-Envers les enfants non! Mais...
-Oui je vois ce que vous voulez dire, il est probable que votre attitude aurait été différente.



A


L’adolescente lui sourit mais on sentait que le cœur n’y était pas. Elle referma le journal d’un geste sec.
-Je ne voulais pas vous blesser.
Victoire le regarda en silence une seconde et répondit avant de se laisser glisser de branche en branche vers le sol.
-C’est un peu tard pour ça !
L’homme ne chercha pas à la retenir, il attendit quelle soit hors de portée pour prendre son portable et composer un numéros.
-Monsieur.
-…………
-Oui, elle est dans les jardin.
-………….
-Non ! Non je ne pense pas que cela soit une très bonne idée.
-………………….
-A mon avis elle a encore besoin d’un peu de temps.
-……………….
-Je sais monsieur je l’ai eut en ligne moi aussi.
-……………….
-Oui ! Oui elle est au courant !
-……………….
-Je l’ignore elle est partie en direction de la plage.
-………………………….
-Non pas vers l’ambarcadère majesté.
-………………………..
-Voulez vous que je….
-…………………………
-Bien à vos ordres majesté. Mais je….
-………………………….
-Bien. Au revoir majesté.
Il raccrocha et regarda en silence dans la direction que l’adolescente venait d’emprunter.

L’adolescente luttait pour retenir ses larmes. Face à la mer elle ne réussissait pas à garder son calme. On ne distinguait pas la côte mais elle la savait présente. Elle se laissa tomber sur le sable et ferma les yeux.

Je suis complètement bloquée. Je ne sais plus quoi faire… C’est impossible ! Comment expliquer cette situation aux yeux de mes proches ! Le temps passe ils doivent savoir que je suis attendue en France ! Et comment expliquer que les autorités ont coopéré ? Je ne peux plus espérer d’aide de leur part puisqu’elles les ont prévenue de ma prise de contacte. Le pire c’est qu’il le savait parfaitement !

Une petite main se posa sur son épaule elle sursauta et se retourna avec un geste brusque pour se dégager.
L’enfant la regardait, apeuré il balbutia.
-Je suis désolé.
L’adolescente soupira de soulagement puis elle sourit à Kevin.
-C’est ma faute tu m’as fait peur. Mais qu’est ce que tu fais là toi ? Je croyais que tu devais dîners avec ton père ce soir.
-J’avais pas faim. Dis ?
-Oui quoi ?
Il gardait la tête baissée comme s’il n’osait pas la regarder en face.
-J’ai…
-Oui ?
Tout d’un cou il leva le visage vers elle en parlant à toute allure les larmes au bord des yeux.
-Si j’ai fait quelque chose de pas bien tu me le dis ! Je voulais pas que t’arrête de nous donner des cours et de jouer avec nous, je m’excuse et je te promets je ferais des efforts, par ce que j’aimais bien quand tu t’occupais de nous et je voulais pas que…
Les larmes coulaient sur son visage.
L’adolescente du s’y reprendre à plusieurs fois pour l’interrompre.
-Hé bonhomme, bonhomme, BONHOMME ! Tu n’as rien fait de mal !
Tout en parlant elle essuyait les joues de l’enfant. Derrière eux un homme c’était avancé. -C’est vrai ?
-Mais oui, allez sèche tes larmes et va manger quelque chose. Au moins pour me faire plaisir. Et crois moi tu n’y es vraiment pour rien.
-J’imagine qu’il n’en est pas de même pour moi.
L’adolescente se figea au son de la voix. Elle sourit une dernière fois à l’enfant et sans s’occuper de la personne qui venait de parler se releva.
-Allez maintenant vas-y !
-Tu feras le cours demain ?
-Vas-y bonhomme.
Le gamin partit en courant laissant l’adolescente seule debout face à la mer et dos à la personne qui venait d’arriver.
-Vous n’avez pas répondu à sa question !
Elle ramassa son journal et son crayon d’une main légèrement tremblante et commença à s’éloigner quand l’homme lui attrapa le poignet la figeant sur place.



--

3

Posté le 18.01.2008 par nouvellesenligne
Ce matin là Kevin avait été particulièrement insupportable, même avec elle. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas été aussi insolent. Elle avait faillit craquer mais à force de calme avait réussi à le remettre au travail jusqu’à l’arrivée d’un jeune homme de seize ou dix sept ans.
Dés son entrée dans la pièce la situation avait basculée et il avait largement encouragé le gamin à faire n’importe quoi ! Finalement à la fin de la journée elle l’avait bloqué pour lui parler seul à seul. Et à sa grande surprise il avait eu l’aire de comprendre !
Pendant quelques semaines la situation avait eu l’air de s’améliorer.
L’adolescente se redressa et retourna prendre son journal.

10 janvier !
Alexandre est revenu aujourd’hui et quand je l’ai vu entrer je dois avouer que j’ai eu peur de ce qu’il allait faire. Mais au contraire il c’est montré très persuasif avec son frère. Il c’est encore excusé pour sa conduite de la semaine dernière.
En fait il est assez gentil. En plus l’ambassadeur m’a demandé de jouer les jeunes filles au paire pendant les vacances. Et je crois que je vais accepter !


L’adolescente referma son journal et sortit de la chambre, elle traversa un grand couloir et descendit le large escalier de marbre avant de sortir dans le jardin. Le soleil était trop chaud pour être vraiment agréable elle s’installa à l’ombre d’un grand saule pleureur. Le vent soufflait dans les branches entraînant des milliers de petites graines blanches. On aurait presque dit une neige légère et tiède qui s’envolait au dessus du parc. Elle recommença à écrire.

Oui au début il était gentil, il me prêtait des livres et pendant que son frère et sa sœur travaillaient nous pouvions discuter. Mais rapidement son attitude a changé. Malheureusement j’avais déjà accepté de partir.

Elle ferma les yeux et s’accouda un peu plus contre le vieux tronc.
Rapidement son attitude avait changé, des gestes, des regards, des attitudes, des phrases qui lui échappaient ! Il était devenu plus entreprenant.
Au début elle l’avait repoussé doucement mais ça ne l’avait pas arrêté bien au contraire. On aurait dit que sa résistance l’attirait.
Un jour alors qu’elle expliquait un exercice à Cathy il c’était approché par derrière et avait commencé à lui caresser le dos et la nuque tout en parlant à sa sœur.
Victoire avait attrapé ses doigts au moment où il passait sur son épaule et d’un geste lent c’était dégagée.
-Il me semblait avoir été claire !
Le soir même elle en avait parlé à l’ambassadeur qui avait hoché la tête.

Il était persuadé que ce n’était qu’un malentendu et que je me faisais sans doute des idées. Ca se voyait dans ses yeux. Mais bon il avait quand même promit qu’il lui parlerait.

De nouveau un frisson secoua la jeune fille, il lui avait parlé effectivement, mais les conséquences n’avait pas été celle qu’elle avait espérée. Chaque fois qu’elle repensait à cette scène sa gorge se nouait.
Trois jours plus tard, il était revenu assister à la leçon. Au début il s’était contenté de discuter avec son frère et de lui donner quelques réponses. Mal à l’aise Victoire n’avait pas osée intervenir et elle avait donné aux deux enfants un exercice supplémentaire. Avant de retourner s’asseoir de l’autre cotés de la chambre. C’est là qu’il était venu la rejoindre. Il parlait bas chuchotant presque.
-L’ambassadeur m’a parlé. Je suis navré que nous en soyons arrivé là.
-Je pense qu’il fallait mettre les choses au clair.
-Nous somme d’accords.
Il avait contourné sa chaise pour se placer dans son dos et recommença à lui caresser la nuque.
-Qu’est ce que vous…
-Chut ! Maintenant tu vas m’écouter.
Même faible le ton de la voix était impérieux et l’adolescente était incapable de réagir. Elle ne s’attendait pas à cette situation.
-Je ne…
-Ici tu n’es même pas sur le territoire français ! Et tant que mon père n’est pas là c’est moi qui commande ! Mais même dans le cas contraire, premièrement je suis sous immunité diplomatique et deuxièmement l’affaire serait étouffée.
Assise au pied du saule l’adolescente avait recommencé à trembler. A ce moment là elle état complètement incapable de réagir. Encore maintenant elle avait l’impression de sentir cette main la brûler. Elle revivait la scène.
Il avait continué à parler, de la même voix grave mais elle ne comprenait pas. Lentement la main avait longé le bras, glissé sur son poignet puis remonté pour s’arrêter sur l’épaule.
Mais au moment où il avait essayé de la glisser dans l’encolure de sa chemise elle c’était levée brutalement et lui avait retourné une gifle !
Il avait sourit mais ses yeux brillaient de colère.
-Tu regretteras ce geste !
-Je ne crois pas non !
Sans ajouter un mot de plus elle avait quitté la pièce. Elle traversa les couloirs les uns après les autres pour se retrouver devant la porte du bureau de l’ambassadeur. Malgré les protestations de la secrétaire elle avait poussé la porte et était entrée.
Le hasard avait voulu que le père des enfants soit justement dans le bureau avec l’ambassadeur. Mais en réalité elle ne l’avait pas vraiment remarqué.
Ils voulurent protester mais s’arrêtèrent devant sa pâleur et le tremblement de ses mains.
-Quelque chose ne va pas ?
-Je démissionne !
-Quoi ?
-C’est simple ceci était mon dernier cour je ne reviendrais plus ! Messieurs !
Elle sortit sans ajouter un mot laissant les deux hommes à leur surprise.

L’adolescente recommença à écrire.
C’est vrai que j’ai du leur paraître bizarre ce jour là. Mais je n’étais pas capable de réfléchir. D’ailleurs j’était tellement choquée que je n’avais même pas réussit à écrire dans mon journal ! A ce moment là je savais juste une seule chose ! Je ne voulais jamais remettre les pieds là bas ! J’aurais du m’en tenir à cette résolution.

Pendant plus d’une semaine ils avaient essayés de la joindre par tout les moyen. Même en passant par sa professeur de bio. Elle n’avait répondu ni au téléphone ni au mail. Mais un jour alors qu’elle parlait avec des amies à la sortie des cours, un limousine blanche c’était arrêtée sur le trottoir d’en face.




Z



L’adolescente ne pu s’empêcher de sourire en repensant à ce qui c’était passé.
Le petit groupe venait de sortir et personne n’avait vraiment envie de rentrer chez lui. Ils bavardaient donc tranquillement quand la voiture c’était arrêté. Evidemment elle avait automatiquement attirée l’attention générale. Il était déjà rare de voir passer une limousine dans le quartier, encore plus de couleur blanche alors quand en plus elle s’arrêtait.
Victoire n’avait pas fait le rapprochement avec l’ambassade… Comme la plupart des élèves présents elle pensait que le propriétaire de la voiture descendait à l’hôtel situé juste en face de la sortie. Mais elle reconnut rapidement l’homme qui en descendit.

Il m’était déjà arrivé de devoir passer prendre les enfants, généralement l’ambassadeur ordonnait à la voiture de me conduire. Généralement j’étais trop occupée avec Kevin pour pouvoir discuter avec le chauffeur mais inconsciemment j’avais gardé son visage en mémoire. Il m’a fallut quelques secondes pour comprendre mais finalement j’ai comprit que la voiture c’était arrêté à cause de moi.

A ce moment là sans réfléchir elle avait essayé de s’éloigner en espérant que personne ne la remarquerait. Mais une surprise l’attendait juste au coin de la rue. Le père des enfants était là en compagnie de Cathy.
-Bonjour mademoiselle.
-Monsieur je pensais avoir été claire.
-Non ! Non, vous avez été beaucoup de chose, surprise, surprenante, énervée, choquée mais claire non et c’est dommage.
-Je voudrais rentrer chez moi.
-Je ne compte pas vous en empêcher mais avant je vous demande de m’écouter.
-Ecoutez, quoique vous disiez vous ne me ferez pas revenir sur ma décision et vous ne savez pas…
-Ce qui c’est passé ? Si je le sais.
-Quoi ?
La voiture arriva à ce moment là pour s’arrêter juste devant eux, le chauffeur sorti et ouvrit la porte.
-Permettez moi au moins de vous raccompagner chez vous. Et à lui de vous présenter des excuses.

Un bruit de pas tira l’adolescente de sa rêverie, quelqu’un marchait dans sa direction, d’un geste souple elle escala le grand arbre pour se retrouver au cœur du feuillage. Elle reprit son journal pour lire le passage correspondant.

19 Janvier.
Alexandre était assis dans la voiture en compagnie d’un autre homme. Je n’étais pas sur d’avoir envie de monter ni de leur faire assez confiance à tout les trois pour le faire. Mais Cathy était là et j’osais espérer qu’ils ne feraient rien en sa présence. Je suis donc monté en essayant de m’asseoir le plus loin possible de lui. Il avait les yeux baissés comme s’il n’osait pas vraiment me regarder en face.


L’adolescente ferma les yeux. Elle avait encore se sentiment de dégoût qui le la quittait jamais dés qu’elle restait dans la même pièce que lui. Le père était le seul à parler.
-Détendez vous !
-Comment êtes vous au courant !
-Après votre passage éclaire nous avons voulu savoir ce qui avait pu se passer. Je suis donc aller voir mes enfants pour comprendre ce qu’ils avaient fait pour vous mettre dans un état pareille. Et je dois avouer qu’au début c’était surtout Kevin qui attirait mes soupçons. Mais Cathy avait assisté à la dernière partie de la scène, notamment à la gifle ! Je connais mon fils ! Dés lors il n’était pas très dur de comprendre ce qui avait pu vous mettre dans cet état. Je l’ai donc convoqué et j’ai réglé le problème avec lui ! Je suis donc désormais en mesure de vous assurer que ce genre d’accident ne se répétera pas ! Alexandre !
En face le jeune homme s’excusa d’une vois faible. Mais Victoire secouait la tête incrédule.
-J’aimerais que vous reveniez sur votre décision.
-Un accident ? Cela n’avait rien voir avec un accident ! Et je ne compte pas accepter des excuses ! D’autre part monsieur vous êtes absent la moitié du temps. Comment pourriez vous assurer ma sécurité !
En face l’autre homme prit la parole, il avait sans doute une trentaine d’année, peut être un peu moins.
-Mon frère doit repartir ce soir ! Il ne reviendra plus que pour de court séjour, et dans ces moments vous pourrez bien entendu cesser les cours !
-Votre travail avec Kevin est fantastique, je regretterais qu’il vous perde à cause de cette histoire. Bien entendu nous respecterons votre décision. Mais si vous décidez d’accepter je vous donnerais mon numéro de portable privé ainsi que celui de mon fils aîné. De cette façon vous pourrez nous joindre directement tout les deux.
L’adolescente était restée muette quelques secondes.
-Nous savons que ce n’est pas une décision facile à prendre. Mais j’ajoute que mon offre est toujours valable.
-J’ai besoin de réfléchir mais je suppose que je serais prête dans ses conditions à reprendre les cours ! Mais certainement pas à venir avec vous pendant les vacances. Ici je suis, en tant que citoyenne français protégée. Mais là bas je ne le serais pas !
-Vous aurez votre soutient et celui de mon fils !
-Mais vous ne serez pas toujours auprès de moi ! Et je suis désolée mais je doute sincèrement de votre réaction en cas de problème sérieux sur votre territoire ! Il reste votre fils !
-Je ne peux que comprendre ! Mais si je trouvais un moyen d’assurer votre sécurité ?
-Je doute qu’il en existe un qui soit suffisamment rassurant pour me donner le courage de venir !
-Mais si j’en trouve un ! Viendriez vous ?
-Je suppose que c’est possible !
-Nous arrivons chez vous, le prochain cours aurait eu lieux demain mais c’est sans doute un peu court pour prendre une décision de ce genre. Prenez le temps qu’il vous faudra et appelez moi quand vous aurez décidé. Je vais essayer de trouver une solution.

L’adolescente s’appuya un peu plus tout en restant accrochée à la branche. Elle tourna les pages de son journal.

20 Janvier
Je ne sais pas quoi faire ! Tout les deux avaient l’air sincères et je crois qu’effectivement maintenant je ne risque plus rien à l’ambassade. Mais je ne veux pas aller là bas avec eux ! En fait je ne veux jamais le revoir. Je crois que je vais reprendre les cours, c’est sans aucun doute le meilleur moyen de surmonter ma peur. Mais de toute façon je doute qu’il trouve une solution pour me protéger là bas. En fait la question ne se pose même pas.


L’adolescente secoua la tête ! la solution existait même s’il lui avait fallut du temps pour l’accepter. Elle reprit son stylo.

Qui aurait pu prévoir l’imprévisible, et somme toute je n’ai plus eut de problèmes avec Alexandre. J’aurais du m’en tenir à ma première idée ! Pourquoi suis-je venu alors que je savais que tout cela finirait mal.





A



Le bruit de pas qui retentissait toujours s’éloignait de plus en plus et l’adolescente hésita à descendre. Elle se sentait plus en sécurité au cœur des feuilles. Elle posa son journal en équilibre précaire et se retourna pour regarder la maison.
Le début des vacances avait été idyllique mais dieu seul savait comment cette histoire allait se terminer.
Elle reprit son journal pour relire un passage précis.

23 Janvier

Je n’aurais jamais imaginé ça ! D’ailleurs je ne sais même pas si c’est possible ! Mais effectivement se serait un bon moyen de me protéger il a raison. Est-ce que je pourrais accepter ? A vrai dire pour l’instant je n’en sais rien ! Peut être peut être pas !


L’adolescente ferma les yeux, elle se souvenait de la scène qui avait déclenché son revirement. Elle venait d’arriver pour redonner son premier cour depuis cet accident quand un serviteur l’avait avertit que l’ambassadeur et le père des enfants voulaient la voir avant son dépars.
Même Kevin avait eut l’air content de la revoir et ce jour là ils avaient tout les deux vraiment bien travaillé. Cependant l’adolescente n’était pas tranquille, elle ne pouvait s’empêcher de regarder vers la porte. A la fin du cour elle avait traversé les couloirs pour se retrouver dans la salle d’attente du bureau.
Une dizaine de minutes plus tard ils l’avaient faite entrer. Elle n’oublierait jamais cette conversation. Dés son arrivée les deux hommes c’étaient levés. Le père des enfants avait prit la parole.
-Victoire j’ai longtemps réfléchis pour trouver une solution qui puisse vous satisfaire ! Et j’ai failli abandonner. Vous avez raisons je suis un homme occupé et je ne pourrais assurer votre sécurité moi-même. D’autre part il est peu probable que beaucoup de personnes acceptent de vous soutenir contre lui. Néanmoins mon fils aîné a eut une idée qui je pense pourrait peut être vous satisfaire.
L’adolescente n’avait pas répondu, elle préférait attendre de voir ce qu’on allait lui proposer et au fond elle doutait de l’efficacité de cette méthode.
Victoire reprit son stylo.

A ce moment là j’étais persuadée que rien ni personne ne pourrait me faire changer d’avis. Pour moi il n’y avait aucun moyen. Et même lorsqu’il m’a exposé cette idée je dois avouer que j’ai hésité. Je n’étais pas vraiment sur !

- Nous avons prit nos dispositions pour faire sauter l’immunité diplomatique de mon fils !
-Si j’apprécie le geste j’avoue que je ne vois pas très bien en quoi cela va m’aider en dehors du territoire français.
Les deux hommes avaient échangé un regard entendu.
-C’est pour cela que vous ne mettrez jamais le pied en dehors du territoire français.
-Je ne comprends pas !
-Il y a déjà eut un précédant. Une situation un peu prés équivalente ! Il est possible par décret royal d’établir autour d’une personne un périmètre de nationalité ! C'est-à-dire que vous resteriez sous la juridiction française même en restant dans mon pays ! Je ne pourrais donc pas intervenir si mon fils devait être jugé !
-D’autre part un de nos voisin a accepté de vous accorder la nationalité de son pays pour pouvoir vous déléguer sous un faux prétexte comme ambassadrice.
-De cette façon vous disposeriez vous-même de l’immunité diplomatique. Ce qui vous permettrait de quitter notre territoire dés que vous le désiriez.

Ils attendaient visiblement une réponse mais j'étais incapable de parler! Je n’arrivais pas à savoir s’ils plaisantaient ou pas. Et j’avoue que j’avais beaucoup de mal à croire qu’ils aient pris toutes ces dispositions.
De toute manière à ce moment là, je voulais vérifier si elles étaient vraiment réalisables.

L’adolescente ferma les yeux une seconde ! Elle avait fait vérifier l’ensemble des papiers par l’un de ses cousins avocats. Et tout était en règle. Il avait tout de même attiré son attention sur un point ! Toutes ces mesures étaient finies dans le temps ! Elle devrait faire attention aux dates !

24 janvier
Je me demande comment ils ont pu obtenir ceci ! Je crois que je ne risquerais rien dans cette situation effectivement et j’avais vraiment envie d’y aller ! Ils ont fait tout leur possible et il a raison, dans ces conditions je pourrais me sentir en sécurité !


Assise sur les branches elle ne put retenir un rire ironique.

En sécurité par rapport à Alexandre ! Oui, je n’ai eu aucun problème avec lui ! Mais tout cela dépendait d’autre chose et à ce moment là j’avais faillit demander de prolonger la notion temps ! J’aurais du je ne serais pas dans cette situation aujourd’hui.

Un toussotement attira son attention ! L’ambassadeur attendait au pied de l’arbre.

2

Posté le 04.01.2008 par nouvellesenligne
Elle y était allée. L’ambassade se dressait au centre de la place, elle avait eut du mal à oser sonner à l’interphone. Le garde était désagréable et il lui avait fallu de temps avant de pouvoir franchir le premier portail, la fouille et le contrôle d’identité, tout cela pour arriver, mal à l’aise en jean et basket dans un grand salon aux murs dorés.
Incapable de s’asseoir elle avait tourné en rond pendant une dizaine de minutes avant d’aller à la fenêtre, perdue dans ses pensées elle n’avait pas entendu la porte.
-Mademoiselle.
La surprise l’avait fait sursauter à ce moment là, elle c’était retournée

Les coups frappés à la porte interrompirent sa rêverie. Elle se redressa brutalement pour faire face à la porte assise au bord du lit mais ne répondit pas. Après quelques secondes de silence on frappa de nouveau à la porte.
-Entrez !
La jeune femme portait la jupe bleue et le chemisier blanc des employés. Elle inclina légèrement la tête avant de demander.
-Monsieur voudrait savoir si vous comptez manger avec eux ce soir.
L’adolescente n’avait même pas cherché à retenir un petit rire ironique.
-Je n’ai pas très faim.
Elle c’était levée pour signifier clairement qu’elle ne dirait plus rien. Mais dés l’instant où elle c’était retrouvée seule elle avait recommencé à écrire.

Je me souviens de ma première rencontre avec l’ambassadeur. On ne peut pas dire qu’il porte vraiment Kevin dans son cœur. Il faut dire que je n’avais jamais vu un gamin aussi insolent et autoritaire. Mais à partir du moment où les adultes ne donne pas de limites je ne crois pas qu’on puisse vraiment considérer l’enfant comme coupable. Tout le contraire de sa sœur qui elle, est adorable. Mais bon, après deux heures j’avais failli abandonner au moins pour lui. J’étais épuisée et surtout complètement exaspérée. Il faut dire qu’il ne doutait de rien.
-Ici c’est moi qui décide et toi tu dois m’obéir !
-Non !
-C’est mon père qui paye et si je lui dis il te donnera rien !
-Ton père ne me renverra pas pour avoir fait mon travail !
-Si !
-Je ne crois pas .
-SI !
-Je ne crois pas.
Les cris de l’enfant avaient finit par attirer la gouvernante, et pour avoir la paix cette dernière avait cédée au caprice. Victoire était furieuse. Et lorsqu’elle c’était retrouvée devant le père des enfants et devant l’ambassadeur elle avait déballée son sac.

L’adolescente tourna les pages de son journal pour retrouver celle qui correspondait à ce moment précis.


14 décembre

Aurais-je osé parler de cette façon si j’avais su à qui je m’adressais exactement ? Non probablement pas ! Mais je n’aurais pas non plus accepté de donner les cours ! En tout cas je crois qu’il n’avait pas l’habitude qu’on lui parle comme ça surtout à propos de ses enfants. Je ne sais même plus ce qu’il a dit exactement ! Mais c’était quelque chose comme ça :
« Hé bien voilà une jeune fille qui a du caractère. Etablissez vos règles mademoiselles ! Je ferai en sorte qu’on les respecte ! Faisons un essai, disons trois semaines. Nous verrons bien si elles seront efficaces ! »
Il avait un petit ton condescendant… Insupportable ! Avec les vacances qui arrivent je vais avoir plus de temps ! Heureusement, par ce que je risque d’en avoir besoin !
Victoire referma son journal. Mais elle ne se souvenait que trop bien de la suite ! Du temps, oui il en avait fallu, et de l’énergie. Surtout avec Kevin. Cathy était adorable et ne posait aucun problème, le plus jeune n’avait pas encore les moyens de discuter avec un adulte. Mais avec lui et avec les adultes la lutte avait été longue. Et finalement il avait cédé, pas avec les autres, mais face à elle oui, et ses notes étaient sensiblement remontées.


5 janvier

Voilà, c’est déjà beaucoup mieux, en fait il suffit de rester calme mais je dois reconnaître qu’avec lui ce n’est pas forcément le plus facile. Il voulait juste être traité comme un grand où plutôt se sentir responsable. Je crois que je vais continuer à leurs donner des cours !

L’adolescente se leva laissant le journal ouvert sur son lit pour retourner s'assoire par terre sur la terrasse. L’ambassadeur, au nom du père, lui avait demandé de continuer les cours. Et elle avait hésité à arrêter. Mais elle les aimait bien, ses notes étaient bonnes. Finalement elle avait diminué le nombre d’heures mais pas cessé les cours. Et puis tout allait bien, ce n’est que plus tard que les problèmes ont commencés, avec l’arrivée du fils cadet.
Malgré la chaleur ambiante elle frissonna. Ce jour là aussi elle avait faillit tout stopper, d'ailleurs c'est ce qu'elle avait fait, sans répondre aux questions que lui avait posé l'ambassadeur.

1

Posté le 04.01.2008 par nouvellesenligne
Lundi 3 Avril.

Je suis mal barrée ! Mais comment ais-je pu atterrir dans cette histoire de fou ? Et qui me croira si j’en parle ! Je n’aurais jamais du accepter d’aller là bas! Mais qui aurait pu prévoir que cela tournerait de cette façon ! Dire que tout a commencé avec des cours du soir. Christine m’avait prévenu qu’il cherchait une répétitrice pour deux enfants de dix et huit ans et qu’elle m’avait recommandée. Mais lorsqu’elle avait précisée que la situation était un peu spéciale je n’aurais jamais pensé à ça ! Mais que c’est –il passé ? Comment cela a-t-il pu dériver de cette façon ?

L’adolescente ferma son journal brutalement incapable de continuer à écrire. Elle essaya de calmer les tremblements de sa main sans réussir ! Elle se leva brutalement et repoussa les rideaux pour atteindre la terrasse.
La maison s’élevait face à la mer, et derrière les grilles, la vue s’étendait à l’infini sur l’océan. L’eau turquoise se confondait avec le ciel et les récifs émergeaient par endroit ! Lorsqu’elle était arrivée ici, elle avait éprouvée un sentiment de liberté totale ! Maintenant le paysage de carte postale lui semblait représenter la plus sûre des prisons. Ecoeurée elle fit demi tour pour retourner sur son lit, couchée, les bras en croix, les yeux fixés sur le plafond elle repensait à tout ce qui c’était passé en quatre mois ! Tout avait commencé après le cours de bio. La prof l’avait arrêtée pour lui parler seule à seule. Elle l’entendait encore.
-Victoire, quelqu’un m’a appelé à ton sujet !
-Ha !
-Ils auraient entendu parler de toi par madame Taliend !
-J’ai donné des cours à son fils il y a quelques semaines ! Mais je ne vois pas bien comment elle pourrait avoir votre numéro je ne me souviens pas avoir jamais évoqué votre nom devant elle ! Je ne crois même pas avoir donné le nom du lycée !
-Je ne peux pas répondre à cette question. Néanmoins cette personne voudrait que tu donnes des cours à deux voir trois de ses enfants !
-J’ai arrêté de donner des cours. D’ailleurs je l’avais précisé à…
-Il le savait mais il tenait absolument à ce que se soit toi ! En fait, l’un des enfants en question est légèrement, comment dire…
-Autoritaire !
-C’est ça ! Et il semble persuadé que tu serais capable de lui donner les cours ! Il a précisé qu’il te payerait bien ! Très bien même si j’ai compris !
-Ce n’est pas une question d’argent mais un problème de temps ! A propos de temps je vais être en retard en anglais ! Je suis désolé qu’ils vous ai appelée chez vous !
-Ce n’est pas très grave ! Ils ont dit qu’ils t’appelleraient ce soir !
-Merci !
L’adolescente se redressa pour regarder de nouveaux la mer ! Ils avaient appelés ! Et finalement après une heure de discussion elle avait accepté de faire un essai, mais quand elle avait demandé où elle devait se rendre, la réponse l’avait surprise !
-Prenez vos papiers d'identité sinon on ne vous laissera pas entrer!
A ce moment là elle était plus amusée qu'autre chose! Si elle avait su!


Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus